Patyka, une jolie marque de cosmétique bio qui s’engage local…

Considérée comme une marque pionnière en matière de parfums bio, Patyka fait partie de ces nouveaux acteurs qui ont pénétré ce créneau en vogue au début des années 2000. Présente depuis déjà 6 ans sur le marché de l’hexagone, elle incarne le luxe bio et le charme à la française. Avec ses packagings raffinés, ses lignes soignées, son offre de départ reposait sur quelques fragrances bio et une gamme de cosmétiques pour la douche et le bain, à un prix relativement accessible.
Positionnée comme une marque éthique (ingrédients issus du commerce équitable) et bio (certifiée par Ecocert, et Cosmébio), ses adeptes la qualifient de « Bio, Chic et Quali » ! Ainsi, bien installée sur le marché de la cosmétique verte, la jolie marque porteuse s’est faite rachetée l’an passé par Cyril Jamot, ex Gucci et Rochas. Son créateur, Philippe Gounel, avait décidé qu’il était temps de laisser s’envoler l’oiseau pour aller encore plus haut…
Elle fait désormais peau neuve et se réinvente dans un style encore plus sophistiqué et haut de gamme. Toujours conçue selon les préceptes d’une cosmétique écologique et holistique, la marque s’engage désormais à durcir ses exigences en matière de développement durable. En effet, elle revendique que les produits seront créés à Paris avec des fournisseurs proches géographiquement, et en respectant le rythme des saisons. On apprend même qu’elle a décidé d’abandonner ses huiles essentielles de rose épuisant les ressources forestières d’Amazonie et de Madagascar.Et pourtant, elle vient de lancer la gamme Absolus Bois Précieux aux extraits de vétiver et fève tonka, deux magnifiques ingrédients d’un point de vue olfactif que l’on retrouve dans des contrées lointaines. La fève tonka provient généralement d’Amérique latine (Venezuela, Guyane et Brésil) et le vétiver est cultivé principalement à la Réunion, en Inde, au Brésil, en Chine, à Haïti et à Java.
Difficile de faire de la parfumerie locale quand on sait que la plupart des plantes odorantes poussent à des milliers de km. Cependant, il est possible de faire de la faire de manière éthique en travaillant en partenariat (sur du long terme) avec les communautés de ces pays lointains qui cultivent les plantations, en les rétribuant au prix juste à travers une démarche de sourcing éthique.

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