L’Oréal dévoile ses engagements de développement durable, #j’y étais, j’vous raconte !

Pour annoncer ses nouveaux engagements en matière de développement durable à horizon 2020, le géant et leader de la cosmétique, L’Oréal, organisait le 23 octobre, le Forum « Réenchanter la consommation durable », à la Gaîté Lyrique à Paris. J’y étais, j’vous raconte !

Je vous avais annoncé en juillet dernier plusieurs articles sur les initiatives de développement durable du groupe suite à ma rencontre avec Alexandra Palt, responsable RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises), mais finalement ce sera l’annonce officielle de leurs nouveaux objectifs qui initiera cette série en 5 épisodes. Aujourd’hui, je vais donc juste vous faire un petit topo de cette annonce et du forum.

 

 

Contexte de l’annonce des engagements
L’annonce des engagements de développement durable du groupe, « Sharing Beauty will all« , a été faite par Jean-Paul Agon, CEO du groupe, en matinée auprès des journalistes pour laisser place l’après-midi à un forum qui invitait plusieurs organisations, ONG et entreprises à faire un retour d’expériences sur la consommation durable. Invitée à l’événement en tant que blogueuse et partie prenante du développement durable, j’ai particulièrement apprécié l’initiative et la position non égo-centrées de L’Oréal qui a choisi (pour une fois) de mettre d’autres entités sous le feu des projecteurs.

En effet, c’est la première fois que L’Oréal prend la parole sur ce thème et qu’elle dévoile haut et fort ses engagements en matière de développement durable, bien qu’elle travaille sur ces problématiques depuis plusieurs années : l’exercice était donc délicat ! On retrouve ici la difficulté à communiquer sur ses engagements quand d’autres sont bien plus avancés sur le sujet et surtout quand on est loin d’être irréprochable. Les puristes diront justement que le groupe est loin d’être totalement vertueux et que leur démarche est opportuniste quand les plus modérés lui laisseront une chance de s’améliorer et d’avancer progressivement.

De mon côté, je ne rentrerais pas dans ces considérations, je ne pense pas qu’il y ait d’un côté les méchantes et mauvaises entreprises et de l’autre les gentils citoyens. Il s’agit d’un duo qui s’auto-alimente, à chacun de décider de briser ce cercle vicieux pour le rendre plus vertueux. Concernant L’Oréal, je dirais que ses démarches entreprises à ce jour et sa volonté de faire mieux sont un passage incontournable pour le groupe. En tant que numéro un du secteur de la beauté, elle se doit de montrer l’exemple et d’avancer plus vite que les autres car elle est également numéro un de la consommation des ressources à l’échelle de l’univers de la cosmétique, et incontestablement en possession de tous ses moyens pour passer au vert ! On comprend alors pourquoi ses objectifs sont désormais très ambitieux, bien décidé à rattraper son retard, le groupe s’apprête à passer à la vitesse supérieure ! Et nous, on s’en réjouit !

Concernant le forum que L’Oréal France organisait, j’ai trouvé judicieux de sa part d’inciter à croiser les expériences des uns et des autres pour que chacun puisse s’en inspirer voire initier des collaborations sur des territoires qu’ils partagent (ou pas). En effet, quand Interface (entreprise de moquettes) raconte comment elle collecte les filets de pêche usagers en Philippines pour les recycler en matériaux qui serviront à confectionner ses nouvelles moquettes ou quand on (re)entend l’histoire de Patagonia qui propose des services intelligents à côté de ses produits (incite ses clients à ramener leurs vêtements usagés pour en faire des neufs), il y a matière à s’inspirer.

C’est Jean Paul Agon qui a introduit ce forum d’idées, intervention pendant laquelle il a reconnu en toute modestie le chemin de progression que le groupe avait à accomplir, « conscient que lorsque le groupe créé/vend un shampooing, il va inciter à consommer plus de 3 litres d’eau« . Si certaines interventions du forum n’étaient que pures publicités, d’autres ont été enrichissantes et constructives. Au programme, « mieux vivre grâce à l’innovation durable », « changer nos comportements, pourquoi et comment ? », « rendre le développement durable aspirationnel », le tout conclu par l’intervention d’Alexandra Palt pour présenter les engagements du groupe à travers une vidéo. 

Ce que j’en retiendrais (en lien avec le thème de ce blog) et qui m’a beaucoup plu, c’est l’intervention de Jonah Sachs, président directeur général de Free Range Studios, un spécialiste du storytelling. Ce dernier dénonçait le pouvoir de superman dont s’affublent sans arrêt les marques, « elles se prennent pour des sauveuses d’un monde trop dur dans lequel on vit avec des « on va vous rendre plus belle, plus jeune«  ou plus mince, ça c’est moi qui l’ajoute ! » et proposait à la place « d’écouter le consommateur et de l’aider à construire ce monde meilleur dont il rêve, de le faire devenir un membre utile de la société, d’en faire un héro ! « . L’intervention de Morten Nielsen, directeur responsabilité sociétale & affaires publiques chez Carlsberg (le roi de la bière) était également intéressante et transposable à l’industrie de la beauté. Il nous parlait de son expérience pour inventer de nouvelles gestuelles qui rendent plus sexy l’éco-responsabilité. En effet, en mettant en place de gros containers à recycler aux abords des stades de foot, l’enseigne propose à ses clients de voter pour leur équipe favorite en jetant leurs emballages dans ladite poubelle compartimentée. C’est bien joué ! Dans la cosmétique, je pense notamment aux shampooings poudres qui impliquent une nouvelle gestuelle et qui sont très économes en eau et énergie. C’est encore très marginal mais il faut éduquer le conso à cette nouvelle gestuelle et la rendre ludique. Par exemple, on n’a encore jamais vu (si je ne me trompe pas) des produits moussants vendus sous forme de poudre à mélanger soi-même avec l’eau (directement dans un emballage fourni), ça deviendrait ainsi ludique et plus attrayant ! Bref, tout ça pour dire que les marques ont souvent tendance à ne pas voir plus loin que le bout de leur nez et pourtant elles auraient tout intérêt à s’inspirer les unes des autres en matière de développement durable ! Et maintenant, si on parlait des engagements de L’Oréal ?

 

 

 

 

Zoom sur les engagements de L’Oréal

Avant toute chose, je tiens à vous dire que ce qui va suivre a pour vocation à vous informer sur l’annonce faite par L’Oréal, je ne rentrerais pas dans les détails. Je vous réserve les détails croustillants dans les fameux épisodes à suivre. Voici donc quelques éléments qui donnent un aperçu désengagements et des objectifs ambitieux du groupe à horizon 2020, avec :

 
> Les 4 piliers de leur politique DD baptisée « Sharing Beauty with all« 

 

 



 

 


 

 

 


Pour en savoir plus sur le contenu, c’est par ICI.

> Une infographie présentant leurs projets de production

 

 

 

 

> La vidéo présentée lors du forum qui résume les objectifs du groupe

> Un interview d’Alexandra Palt





Pour en savoir d’avantage sur les engagements du groupe, c’est par LA !

Et nous, on se retrouve très bientôt pour les fameux épisodes annoncés qui décortiqueront la stratégie RSE de L’Oréal…

A très vite !

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