L’histoire du mascara ou l’origine du Rimmel expliquée à mes cops…

Depuis l’antiquité jusqu’à nos jours, le mascara a traversé différentes époques qui chacune apportait son florilège d’innovations. Autrefois, produit de masquage destiné à protéger l’âme, aujourd’hui, il est devenu rapidement, au contraire, un produit qui dévoile et sublime le regard. Coloration, longueur et volume apparents des cils, brillance et tenue comptent parmi les attentes actuelles vis à vis de ce produit cosmétique indémodable. Retour sur l’histoire du mascara ou l’origine du Rimmel, à travers quelques dates clé.
L’Egypte avant J-C

Dans l’Egypte Antique, le maquillage des yeux concernait hommes et femmes sans distinction. Les yeux, considérés comme «la fenêtre vers l’âme», étaient fardés au crayon kajal noir et une pâte était appliquée sur les cils. Ce « masquage » permettait ainsi à l’âme d’être protégée contre les mauvais esprits et les énergies négatives. L’origine exacte du mascara reste inconnue, on lui trouve des racines supposées à la fois en espagnol («máscara» = masque), en italien («maschera» = masque) ou en portugais («máscara» = masque, «mascarra» = tache brune, suie).

100 av. J-C

Le maquillage au kajal est ensuite repris par les Babyloniens, les Grecs et les Romains. De longs cils sous la Rome Antique prévalait comme signe de chasteté : les femmes s’appliquaient au niveau des cils une pâte à base de pétales de roses brûlés, de noyaux de dattes et de suie, afin de rendre leur regard plus intense.

900 apr. J-C

L’écrivain kurde Ziryab ouvre dans l’ancienne Perse un institut de beauté spécialisé en mascara, où des cours étaient dispensés pour apprendre à l’appliquer correctement.

Au 19ème siècle

Les femmes européennes prennent lentement (mais sûrement) goût à la cosmétique, et ce n’est qu’à l’ère victorienne que accessoires et autres crèmes connaissent un boom. A base de sureau, de jus de baies, de cendres, de suie, une mixture est obtenue puis ensuite chauffée, pour être appliquée sur les cils. A l’époque, ces préparations n’étaient pas vendues, les femmes les élaboraient elles-mêmes à partir d’ingrédients qu’elles achetaient.

 

 

 

Le chimiste d’origine française, Eugene Rimmel, met au point en Angleterre un bloc noir auquel on frotte un pinceau humide qui teignait ensuite les cils. Ce produit rencontre un fort succès, et le nom «Rimmel» devient dans beaucoup de pays le synonyme de «mascara».

En 1913

Aux USA, le chimiste T.L. Williams créé pour sa soeur Maybel un produit qui sera désigné comme le premier mascara : une texture plutôt pâteuse à base de poussière de charbon et de vaseline. En 1915, Williams commercialise son produit sous le nom « Maybelline », qui n’est autre que la contraction entre le prénom de sa soeur, Maybel, et «Vaseline». Le produit est d’abord vendu par correspondance, et devant le succès grandissant, sera également disponible en point de vente à partir de 1932.

 

Comment était l’ancêtre de notre mascara actuel ? Sa tenue laissait à désirer (ou nos désirs ont-ils varié), il coulait facilement et son application n’était pas des plus commodes. Durant les décennies à venir, nombre de marques se sont appliquées à optimiser ce produit emblématique du maquillage.

Les années 20

La demande explose durant les années 20. Grâce au cinéma, les acteurs deviennent des stars internationales, et les étoiles du grand écran symbolisent un idéal de beauté pour des millions de femmes, sont enviées pour leurs cils infinis et noirs. C’est le boom du maquillage de manière générale, il n’y pas que le mascara qui y connaît son heure de gloire.

 

 

 

Mais si on se penche sur sa composition d’antan, bon nombre de consommatrices aujourd’hui frémiraient : térébenthine, aniline, et autre agent blanchissant, autant d’ingrédients fortement irritants pour les yeux qui finir par nuire à la vue.

En 1935

Une chanteuse autrichienne, Helene Winterstein-Kambersky, rencontre les inconvénients liés au mascara pendant l’exercice de son métier où celui-ci coulait rapidement sous l’effet de la chaleur des projecteurs.

 

Elle parvient après d’innombrables essais et en combinant différents ingrédients à obtenir une composition crémeuse et waterproof, mais qui reste facile à démaquiller. Elle dépose un brevet en 1935 et lance en 1938 le 1er mascara waterproof du marché.

En 1957

 

 

 

Publicité pour le premier mascara en tube 
© L’Oréal

Helena Rubinstein propose le premier mascara avec une texture qui sort directement d’un tube pour être appliqué sur le pinceau, version actuelle du mascara.

En 1960

Maybelline a bien grandi depuis, et l’entreprise familiale s’est transformée en un grand groupe cosmétique américain.

 

Fidèle à sa stratégie d’innovation, la marque lance le 1er mascara en flacon avec brosse intégrée. Le packaging du mascara moderne est né.

En 1988

C’est avec son mascara «No Color» que la marque Max Factor saura se démarquer : le 1er mascara incolore voit le jour. Il est idéal pour les femmes qui ont déjà les cils fournis et qui souhaitent souligner la forme tout en restant sur un résultat naturel.

Et le mascara aujourd’hui

 

L’offre en mascara est tellement vaste que l’on ne sait souvent pas vers quel type de produit se tourner. Devant une telle abondance, les consommatrices sont devenues exigeantes, et les résultats attendus sont scrutés (voire critiqués dans certains cas). Le mascara idéal est aujourd’hui décrit comme apportant du volume, de l’épaisseur et offrant une belle courbe aux cils, tout en leur apportant des nutriments. Sa tenue doit aussi être à la hauteur, et doit partir facilement au démaquillage.

Certaines plébiscitent des produits plus naturels voire bio, mais ces derniers n’offrent pas toujours satisfaction, notamment en terme de tenue. Des marques comme Couleur Caramel, Dr Hauschka, UNE, Avril, So’Bio Etic, Sante, Bo.ho ou encore Lavera proposent des mascara version nature. J’ai d’ailleurs pu tester le dernier produit de cette marque allemande, Lavera, le double mascara, muni de deux brosses différentes à chaque embout, j’vous raconte !

 

 

 

D’un côté, une brosse spéciale précision supposée renforcer et séparer les cils tout en leur donnant profondeur et intensité et de l’autre, une brosse spéciale volume permettant de les mettre en forme tout en leur donnant du volume. Verdict : une application facile sans paquets, un maquillage léger et une tenue plutôt faible mais une très bonne satisfaction globale car au moins, je n’ai pas l’impression de me peinturlurer les yeux, ni d’étouffer mes cils et encore moins besoin de les démaquiller pendant dix plombes. C’est si facile d’être contente quand on n’en demande pas trop..! 😉

Source : beautypress.fr

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