Industrie cosmétique & durabilité, retour sur le Sustainable Cosmetics Summit

En fin d’année 2012, se tenait la dernière édition européenne du Sustainable Cosmetics Summit à Paris, organisée par le cabinet d’études Organic Monitor. Près de 150 représentants de l’industrie de la beauté ont profité de ce rassemblement pour échanger sur les problématiques de développement durable : meilleures pratiques et nouvelles technologies, ingrédients naturels, partage d’expériences,…. Retour sur cet événement et principaux enseignements à tirer, selon Premium Beauty News.

#1 Présentation de l’initiative ’We Care’ de Beiersdorf

D’ici 2020, l’enseigne prévoit une réduction de 30% de l’empreinte carbone de ses cosmétiques, de générer la moitié de ses ventes avec des produits ayant une empreinte environnementale significativement réduite, et de contribuer à l’éducation d’un demi-million d’enfants dans les pays en développement. Il a été souligné que le succès d’un tel programme de durabilité dépend d’abord de l’engagement du top-management.

#2 Principaux défis de l’industrie cosmétique

Ont été soulevé les deux principaux défis que sont l’accès au marché chinois en raison de sa position sur les tests sur animaux (en Chine, ces derniers sont obligatoires) et la durabilité de l’huile de palme et des espèces botaniques sauvages récoltées dans la nature.

Concernant les ingrédients issus du monde marin dont l’utilisation croissante a été relevée, Claire Nouvian de l’association Bloom a appelé les industriels à un meilleur contrôle de leur approvisionnement en squalène : de nombreuses enseignes pensent avoir recours à du squalène végétal alors qu’il s’agit de sa version animale, en provenance du foie de requin (voir article à ce sujet). Les algues peuvent être cultivées dans des fermes certifiées pour les applications cosmétiques comme le soulignait la marque allemande Ocean Basis. Resources renouvelables et très disponibles, les algues et micro-algues sont des matières premières en vogue.

A propos des marques de cosmétiques naturelles et bio, le marché devient de plus en plus concurrentiel, notamment à cause du développement des lignes vertes des grands groupes. Il est donc important de se différencier dans ce contexte.

#3 Les outils de communication montants

L’utilisation des réseaux sociaux s’avère être un facteur clé de réussite dans l’industrie de la beauté, un secteur particulièrement marqué par la demande de conseils des consommateurs. Les appareils mobiles contribuent à ces nouveaux rapports entre marques et consommateurs. L’exemple de Estée Lauder, a montré que les bornes interactives installées en boutique offrant par exemple des diagnostics de peau, permettaient d’augmenter les ventes de produits.

#4 Le potentiel du biomimétisme

Le Professeur Monique Simmonds des Jardins botaniques royaux de Kew a appelé l’industrie des cosmétiques à innover en s’inspirant de la nature (principe du biomimétisme). Selon elle, relate Premium Beauty News, les plantes constituent un riche réservoir de principes actifs qui ont évolué pendant des milliers d’années. Elle affirme que les possibilités sont infinies dans la mesure où seul un infime pourcentage de plantes est actuellement utilisé comme matière première cosmétique.

Source : Premium Beauty News

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