Blur, les nouvelles crèmes visage au pays de Candy…

Ahhhh, on n’arrête pas le progrès en cosmétique ! C’est ce qu’on peut penser en voyant débarquer de nouvelles crèmes qui nous promettent « miracle » et « perfection » ! Je vous ai parlé récemment sur ma page Facebook de ces nouvelles crèmes prénommée « Blur » (sympa comme nom;) mais je tenais à développer un peu plus le sujet suite à une conversation entre copines. L’une d’entre elles m’a récemment posé des questions sur cette nouvelle génération de crème pour avoir mon avis. Je me suis alors revue plusieurs années en arrière quand je formulais dans mon laboratoire et quand j’étais en cours à l’ISIPCA, vous allez comprendre pourquoi plus bas. Et c’est là que j’ai pris ma casquette Génération Cosméthique pour lui dire, halte, prends garde à toi mon amie ! Du coup, j’vous raconte un peu la teneur de notre conversation.

Ma cops : C’est quoi concrètement une Crème Blur ?

Génération Cosméthique : En fait, il s’agit d’une crème dans la lignée des BB/CC cream si l’on considère leurs actions « camouflage d’imperfections » et « teint parfait ». Blur est un mot anglais qui signifie « flou » en français. On comprend alors rapidement sa promesse : la crème Blur va comme par enchantement effacer tes imperfections. Non, en fait, elle va juste les flouter/masquer pour un effet éphémère donc rien à voir avec un miracle à long terme ! Encore une fois, on se floute de nous 😉

Ma cops : Oui, bon en gros, c’est un cache misère. Bon, ça me va, tant que ça me fait un joli teint et que c’est bourré de bons ingrédients qui font du bien à ma peau !

Génération Cosméthique : Euh…non, poulette, ce n’est pas le pays de Candy à l’intérieur, même si ça te promet son teint de porcelaine !

Ma cops : Ah bon, et il y a quoi à l’intérieur ?

Génération Cosméthique : Parmi la flopée d’ingrédients, deux sont principalement responsables de ton enchantement immédiat. Le premier, les grosses silicones : ingrédients synthétiques issus de la pétrochimie. Hum hum, ça commence mal. Je me lance alors dans une explication imagée pour lui expliquer comment ça marche. Tel un maçon qui coule du béton entre les briques, tu vois, les silicones viennent se loger dans les rides (ou ridules) pour les colmater et sur les imperfections pour les cacher. Si les silicones sont une vraie plaie pour l’environnement (car non biodégradables), elles sont aussi néfastes pour notre peau ! Pourquoi ? Parce qu’elles agissent comme du plâtre avec un effet occlusif empêchant ainsi la peau de respirer (ce qui favorise ainsi l’apparition de nos chers petits boutons). C’est là que je me suis revue dans mon labo : je n’ai jamais aimé ces ingrédients car ils sentent tellement la chimie lourde, une odeur très désagréable, que je m’en suis toujours méfiée ! Le deuxième ingrédient magique : les (dérivés de) silices qui réfléchissent la lumière naturelle* ayant ainsi pour effet de faire de l’ombre à nos quelques imperfections. C’est là que je me suis revue à l’ISIPCA (école de cosmétique) et plus précisément lors de mon grand oral où j’avais tiré au sort un sujet sur la même teneur « Les pigments dans le maquillage et la réflexion ». Bref, retournons à nos moutons. Ce qu’on ne nous dit pas, c’est que les crèmes peuvent contenir des « nanoparticules » de silice (et ses dérivés) et ces dernières pénètrent potentiellement dans la peau sans qu’on ait aucune idée de leur effet à long terme (cf un sujet sur les nano et la silice dans l’alimentation). C’est comme l’histoire des nanoparticules de dioxyde de titane dans les crèmes solaires. Et pour finir en beauté, ces ingrédients proviennent du sable, tu sais le truc sur lequel on se dore la pilule l’été, et bien, il parait que c’est la deuxième ressource la plus consommée dans le monde après l’eau ! Dingue, non ? Bon ça, c’était la parenthèse enviro.

Bref, les Blur, c’est burck pour la peau et pour l’environnement ! « Maintenant que tu sais, à toi de voir ! », voici les mots qui ont conclu cette conversation de nana au moment où notre pote Pierrot nous a rejoint, en s’exclamant « euh, moi, j’m’en fou de vos histoires de peau, j’préfère aller boire un pot ! ».

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